Archive for janvier, 2010

Explosion

Vendredi, janvier 29th, 2010

Nouvelle collaboration, nouvel exercice

Jeudi, janvier 28th, 2010

L »année 2010 démarre fort bien niveau photo avec une nouvelle collaboration pour le site Desinvolt.fr, un webzine musical très sympa . L’occasion pour moi de m’essayer à un tout nouvel exercice : la photos d’interview.

C’est vraiment très chouette de rencontrer des artistes, et j’avoue que c’était justement ce qui me manquait dans la photo de concert. Toute seule n’ayant pas de support,  ni de crédibilité pour le faire je n’aurais jamais pu décrocher ce type d’occasions.

C’est bien évidemment complètement différent du concert, mais au moins aussi intéressant. Je me retrouve aux premières loges et spectatrice privilégiée puisque j’évolue autour de Simo qui pose les questions et de l’artiste qui y répond.

Là, il y a échange, regards, écoute, mais aussi comme en photo de concert, beaucoup d’inconnues et d’improvisation (le lieu, la lumière, les gens autour, comment trouver une idée pour faire une bonne photo originale, l’artiste va-t-il se prêter au jeu, est-ce qu’il sera sympa?).

L’occasion se présente aussi parfois de quelques photos posées, comme ce portrait de Féloche que j’aime beaucoup (la photo et l’artiste). Il s’est très gentillement plié à mon exigence de jouer avec la suspension lumineuse, seule source de lumière dont je disposais dans ce bar où avait lieu l’interview. (Je n’utilise le flash que quand je ne peux vraiment pas faire autrement).


L’intégrale de l’interview avec plus de photos est disponible -> ici

Le challenge est complètement différent mais tout aussi stimulant. Et puis en photo d’interview il y a beaucoup plus de chances que la personne qui est sur les photos les voie un jour et vous donne son avis (car elle vous a vu les prendre). C’est à la fois excellent pour mon égo mais aussi très risqué car si les photos ne plaisent pas, il y a également plus de chance pour qu’on vous le dise. Mais c’est le jeu. Et ça oblige à sans cesse se remettre en question.

En tout cas moi j’aime beaucoup.

Turbulences terminées

Mercredi, janvier 27th, 2010

C’était un peu le bordel ici  dernièrement parce que j’ai fusionné le blog perso (celui qui était tout blanc) avec le scrapbook (le blog tout foncé sensé ne contenir que des photos… enfin c’était l’idée au départ).

Mais bon je préfère les fonds sombres, et je mettais des photos sur les deux, donc avoir deux supports distincs ne se justifiait plus.

Donc voilà, un plantage de mise à jour wordpress plus tard, j’ai gardé l’url la plus simple, importé les articles de l’autre dessus, refait un template à l’arrache, et ça roule à nouveau.

Du coup en bonus les vieux articles sont réapparus.

Toutes ces manips ont fait surgir plein d’articles dans les flux rss, donc si jamais quelqu’un y est abonné (mon optimisme me tuera) je suis désolée pour le flood.

Si tout le monde n'était pas persuadé que je n'écoute que de la zique pourrie…

Jeudi, janvier 14th, 2010

… je parlerais de Gush et de tout le bien que je pense de ce groupe.

Mais une légende urbaine dont j’ignore la source prétend que j’ai des goûts musicaux calamiteux. Franchement, je ne comprends pas pourquoi (quoique…finalement, en visualisant la liste des titres contenus dans mon iPod, j’ai comme un doute qui m’assaille mais normalement cette liste est top secret-défense).

Mais autant épargner vos yeux (à lire un truc long et chiant) et ma peine à écrire du blabla (en plus j’ai méga la flemme).  Je vous aurais bien mis des morceaux mais je suis infoutue d’installer un player sur ce blog (et toujours cette flemme) .

Oh et puis merde!!!

En fait si, je ne vais vous parler de Gush, parce que VRAIMENT c’est TRES BIEN et pour le coup vous allez être obligés de me croire parce que ce n’est pas (que) moi qui le dit!

La preuve, ils sont nombreux dans ce que la blogosphère musicale compte de pointures à en penser autant de bien que moi: PlaylistSociety, Soul Kitchen, Le Hiboo

Pour la petite histoire j’ai les ai découverts par hasard, grâce à mon engouement pour un autre groupe dont je suis fan : Caravan Palace.
Après avoir gonflé tous mes potes (et même convaincu quelques un) que Caravan Palace c’est vachement bien et couvert photographiquement tous leurs concerts parisiens ces deux dernières années (oui je me vante, parfaitement, c’est mal, je serai fouettée pour ça), je suis tombée sur Gush qui assurait leur première partie à la Cigale.

Association complètement improbable (tête d’affiche electro-swing, première partie folk) tellement ces deux groupes n’ont rien à voir, mais alors genre RIEN. Et pourtant ce fut la claque. S’imposer dans des circonstances pareilles relevait du miracle et pourtant ils l’ont fait. Ce qui m’a d’abord marquée dans ce groupe ce sont leurs voix. Des harmonies à couper le souffle, beaucoup d’intros à Capella, voire parfois des morceaux entiers, un accord, une complicité qui laisse deviner de suite avant même d’avoir lu leurs bios qu’ils se connaissent et font de la musique ensemble depuis longtemps.

Habituellement les groupes folk rock ont un chanteur sans grand intérêt, là les voix font partie intégrante des compositions et je trouve que ça change tout. Cela donne une sonorité un peu années 60 que personnellement j’aime beaucoup.

Aussitôt ce groupe passe direct dans la case de mes chouchous adorés, et donc depuis j’essaie de dégoter des pass pour leurs prestations. Ce qui me permettra de les voir en tête d’affiche au café de la danse.
Là, se confirme l’énorme potentiel de ce groupe qui mélange tellement d’influences (folk, rock, pop, funk, et même gospel) et dégage une telle énergie que je me sens gourde rien qu’à l’idée d’essayer de vous l’expliquer. (en plus écrire pour décrire  pourquoi j’aime un groupe ou un artiste je suis généralement hyper pas douée pour ça).

Après les avoir ratés à Rock en Seine, ratés pour les premières parties de M ou Hugh Coltman qu’ils ont fait récemment, enfin, à nouveau un pass photo pour leur concert de mardi dernier au scopitone. (Un grand merci à Désinvolt pour le pass).

Un lieu minuscule, entre la boite à chaussures et la boite de nuit, surchauffé, bondé, et qui impose un son et une configuration différente à celle qui est la leur habituellement, mais comme à chaque fois ce fut fabuleux. Et c’est bien là leur force. A la fois l’équilibre parfait du groupe (entre les instruments, les égos, le rôle de chacun, les voix) et leur incroyable faculté à tirer le meilleur de toutes les situations.

La preuve avec cette captation du Hiboo:

HibOO d’Scene : Gush « Let’s burn again » (Live @ Scopitone, Paris – 12.01.2010) from Le-HibOO.com on Vimeo.

Voilà, je ne sais pas ce que je pourrai  écrire pour vous convaincre (en même temps les gouts et les couleurs ne se discutent pas vraiment), donc vous aimerez ou pas, (que j’ai des  goûts de merde ou pas, n’y changeant au final pas grand chose), mais moi en tout cas c’est certain, j’adoooore.

Leur premier album sort le 15 février.

Rendez vous le 11 mars pour un concert à la Maroquinerie et histoire de pouvoir en profiter pleinenement, je pense que vais faire un truc complètement dingue: je vais ACHETER mes places. Je veux être CERTAINE d’y être et ne pas risquer de rater ça parce que je n’aurai pas eu de pass photo (le dieu du pass photo étant bien souvent un capricieux de première il y a des risques que je préfère ne pas prendre!!!)

JE SUIS VERTE Y A DEJA PLUS DE PLACES, SI VOUS ME CHERCHEZ JE SUIS PARTIE PLEURER

—-

Oh oh cerise sur le gateau mes photos de mardi dernier sont linkées depuis leur site, là c’est joie, fierté, bonheur sur mon coeur (oui quand je dis que j’suis fan c’est pas pour rigloler, une vraie groupie).

moi qui ne voulais pas écrire plein de blabla, je crois bien qu’une fois encore c’est raté !

Je crois que j'ai pris la mauvaise route…

Mardi, janvier 5th, 2010

larouteJe suis un ptit peu embêtée parce que j’ai détesté La Route de Cormac Mc Carty, et pourtant au départ, j’étais pleine d’a priori positifs sur ce livre.

Parce qu’il m’a été recommandé et prêté par quelqu’un que j’aime beaucoup et qui l’a adoré, et puis aussi parce que TOUT LE MONDE, si si TOUT LE MONDE (surtout mes amis) encense cet ouvrage. Donc je l’ai ouvert, avec enthousiasme et en m’attendant à une espèce de révélation.

Mais de révélation il n’y eut point et forcément, je vais encore passer pour la relou de service qui n’aime jamais rien (promis je ne le fais pas exprès). J’ai longtemps hésité avant d’écrire cet article. Mais le résultat est quand même là, alors autant le dire, après tout, il n’y a pas de raison : j’ai détesté ce livre.

A tel point que je me suis sérieusement  demandée si la totalité de mes neurones n’avait pas été paralysés pendant l’espace temps qu’a duré la lecture de ce bouquin ou si je n’étais pas débile au dernier degré pour être passée à coté d’un ouvrage aussi unanimement porté aux nues et qui a quand même été couronné du prix Pulitzer.

Je n’en n’attendais rien de particulier. J’en savais peu de choses: ce qu’on m’en avait dit autour de moi et que l’on peut résumer en « c’est vraiment super tu verras, tu vas adorer » et ce qu’il y avait écrit en 4ème de couverture.

Et là déjà y a un GROS souci. Parce que cette 4ème de couv raconte à elle seule toute l’histoire de ce bouquin: « l’apocalypse a eu lieu. Un père et son fils errent sur une route en cherchant à éviter les canibales. »

Du coup, aucune surprise à la lecture, rien, mais genre RIEN, aucune découverte, aucun suspense, rien que de l’ennui du début à la fin. Je crois même qu’avec ce bouquin j’ai dépassé le stade de l’ennui ultime, au point d’avoir envisagé d’en abandonner la lecture. C’est extrêmement rare, car généralement je prends sur moi pour finir un livre quand je le commence. Là, seule la faible épaisseur du livre m’a motivée pour le terminer.  Cela m’a malgré tout pris pas loin de deux semaines et tout le long j’ai eu la sensation d’une punition insupportable.

Je vois bien que le « rien » qui émane de ce livre et le coté pesant de ce rien est une métaphore de l’apocalypse qu’il décrit et que c’est sensé être un habile effet de style destiné à immerger le lecteur dans l’atmosphère.
Effectivement c’est glauque, c’est probablement le seul truc de réussi d’ailleurs, la « glauquitude » ambiante de ce livre, mais moi à part l’ennui, ça ne m’a plongée dans rien. J’aurais aimé avoir envie de suivre les deux protagonistes, envie de savoir ce qui va leur arriver. Là, rien. Ecrire un bouquin pour y mettre à ce point rien dedans, faudra quand même qu’on m’explique.

Sont-ce mes attentes qui étaient trop grandes (sans doute), ou moi qui n’ai rien pigé (et j’envisage sans honte cette possibilité) ou simplement un style auquel je suis hermétique (possible)…. le résultat c’est que j’ai méchamment la sensation de m’être faite arnaquer. Comme l’impression très désagréable qu’on m’aurait volé du temps de ma vie. Et je suis un peu fâchée qu’on porte aux nue une telle coquille vide.

J’ai trouvé ce livre vraiment mauvais. Affreusement mal écrit, sans style, avec des phrases mal tournées, une narration au delà même du chiant, de l’inutilement glauque, des questionnement à peine effleurés (pourtant c’est à mon avis ce qui aurait justement rendu ce bouquin intéressant).

Effectivement un bouquin n’est pas obligé de tout dire, ni de tout raconter. Il faut bien « laisser la part d’imagination au lecteur », et ça peut même être l’objet de la choucroute. Sauf que l’ellipse est un art difficile à manier et que passé un certain stade, laisser le lecteur faire tout le boulot, ou se borner à « le petit se mit à pleurer » pour susciter une quelconque émotion/réflexion, j’appelle ça du foutage de gueule.

D’ailleurs le procédé qui consiste à ne pas nommer les personnages, je trouve ça sans intérêt.

Alors certes j’ai maintenant un 5ème dan de survie en milieu apocalyptico-cannibale, j’suis incollable pour réparer les roues de caddies, mais je ne sais pas ce qui peut passer par la tête de ce type, ni même par la tête de son gamin. Et cerise sur le gateau, j’ai trouvé les relations de ces deux là pas crédibles pour un sou.

apocalypse ou pas,

un père et son fils qui ne se parlent pas à ce point là, moi je n’y crois pas. C’est bien beau le silence (quoi qu’à l’écrit c’est quand même rapidement chiant), les non-dits genre « nan mais comme ça le lecteur pose les questions tout seul et y répond tout seul aussi »,

mais là c’est simplement pas crédible.

Soit ce gosse est le plus con que la terre ait jamais porté, soit il a peur de son père et il faut dire pourquoi (parce que vu l’attitude du père qui le couve comme une mère poule, cette option ne semble pas crédible non plus).

Il n’y a aucune logique dans les ressorts psychologiques des personnages, et l’apocalypse ne doit pas servir de prétexte à la fénéantise de l’auteur qui ne creuse rien.

Et que dire du sacrifice de la mère qui est torché en deux lignes, de la fin qui rendrait jaloux n’importe quel scénariste de téléfilm de l’après midi sur M6.

J’ai perçu ce bouquin comme une nouvelle, vaguement améliorée et dont la fin est torchée au lance pierre. Un scénar au mieux, mais certainement pas un roman. Je pense que ça ferait un bon film justement, d’ailleurs l’adaptation cinématographique est sortie il y a peu, mais j’avoue que ce livre m’a tellement soulée que ça m’a oté toute envie d’aller le voir transposé sur grand écran.

Voilà, pour toutes ces raisons, je n’ai pas aimé ce roman, et je ne conseillerai pas autour de moi non plus.